La Biographie du Saint-poète Toukaram


Chapitre 2
Situation Politique, Sociale et Religieuse dominante à l’époque

       Le règne musulman fut solidement ancré dans le sud à l’époque. Les Portugais régnèrent sur Goa. Les trois principaux dirigeants musulmans : Adilshah de Bijapore, Nizamshah d’ Ahmednagar et Kutubshah de Golconda furent en désaccord avec l’un et l’autre. Le résultat de ce conflit fut que les villages ont été pillés dangereusement et rendit incultivable tandis que les dirigeants eux-mêmes apprécièrent tous les avantages de la royauté. Les sujets vivaient dans les conditions impitoyables. ‘Les Brahmanes eurent renoncé à leur conduite pieuse, les kshatriyas maltraitaient les vaishyas et les conversions forcées furent la règle du jour,’ remarqua Toukaram. L’anarchie régnait dans tous les domaines. L’indésirable usurpa la place du souhaitable et les saints furent dépouillés de leur place d’honneur. La société fut divisée à plusieurs niveaux. La religion n’attira plus les gens et l’ignorance régna. On chercha la nouvelle aube et une telle aube a été témoin à Déhu.
       Toukaram naquit à un grand dévot Bolhoba et sa femme Kanaki en 1609. Il passa son enfance dans un grand confort et de luxe car sa famille fut bien riche. Il était formé par Pantoji (un enseignant informel du village). L’apprentissage des alphabètes se passa à l’aide des cailloux qui fut utilisé pour dessiner chaque caractère.
       En ce qui concerne la formation de sa vie professionnelle et spirituelle, Toukaram apprit chez son père, Bolhoba. Quand l’aîné Savaji refusa de participer dans l’entreprise familiale de prêt d’argent, Bolhoba demanda Toukaram de prendre la responsabilité. Il était formé dans les affaires tout en travaillant sous la direction de son père dans son magasin (mahajan wada) dans le quartier du marché. Il se fut marié à l’âge de treize ans et bientôt Toukaram géra son entreprise familiale de façon indépendante. Il eut le succès dans le commerce et le prêt d’argent. Tout le monde applaudit et apprécia son succès. Toukaram put facilement rendre le sentiment de dévotion à son lieu de travail pareil à l’atmosphère de sa maison. Puisque la femme de Toukaram était affligée par l’asthme, un second mariage était arrangé avec Jijabai (dit Awali), la fille d’ Appaji Gulwe, un prêteur d’argent célèbre à Pune. Cette liaison entre les deux familles riches enrichit la prospérité de famille de Toukaram. La maison était bien approvisionnée des grains. La famille fut contente, vécut ensemble et en bonne santé. La vie fut parfaite, rien à plaindre. Ainsi, la vie était pleine de bonheur mais on dit que le bonheur repart à cheval et le destin cruel frappa vite à la porte….

Chapitre 3

Le décès des parents adorés